Le digicode est une invention française. Bob Carrière en a déposé le brevet en 1970. Plus de cinquante ans après, le principe reste le même : composer un code sur un clavier pour déverrouiller une porte ou un portail. Le BFT Q.BO TOUCH est la version moderne de ce principe : un clavier radio sans fil en 433,92 MHz, avec rolling code et façade tactile rétroéclairée.
Le digicode : une invention française de 1970
Bob Carrière, ingénieur en électronique né à Chalon-sur-Saône, a eu l’idée du digicode en regardant un dessin animé de Popeye. Dans un épisode, un personnage verrouillait son réfrigérateur en composant un numéro sur un cadran de téléphone. Carrière a imaginé le même principe appliqué aux portes d’immeubles. Comme les téléphones n’avaient pas encore de touches à l’époque, il a utilisé des touches de machine à écrire pour fabriquer son premier prototype.
Il a déposé le brevet en 1970, avec deux noms : « digicode » (abréviation de « digitalcode », code numérique) et « clefcode ». C’est le premier qui est passé dans le langage courant et qui figure aujourd’hui dans le dictionnaire. Les premiers digicodes étaient fabriqués à la main, trois ou quatre par semaine, dans la cuisine d’un pavillon de banlieue. Une commande d’IBM (150 unités) a lancé la production industrielle. Carrière a cédé sa société en 1995 après avoir fabriqué 300 000 digicodes.
Aujourd’hui, plusieurs fabricants d’automatismes proposent des digicodes radio pour portails et portes de garage. BFT, fabricant italien fondé en 1981, commercialise le Q.BO TOUCH dans sa gamme d’accessoires de contrôle d’accès. Pour comprendre la différence entre digicode, interphone et visiophone, consultez notre guide sur les contrôles d’accès.
Caractéristiques du BFT Q.BO TOUCH
| Fréquence | 433,92 MHz |
| Codage | Rolling code (compatible Clonix) |
| Canaux | 10 (peut commander 10 automatismes différents) |
| Codes enregistrables | 100 codes de 4 à 7 chiffres |
| Portée | 100 m en champ libre |
| Alimentation | 2 piles CR123A (3 V lithium, 1400 mAh) |
| Indice de protection | IP55 |
| Clavier | Façade tactile rétroéclairée (touches à effleurement) |
| Fixation | Vis à clé Allen antivandale (entraxe identique au BFT T-Box) |
| Couleur | RAL 5008 (identique aux émetteurs BFT Mitto B) |
Fonctionnement au quotidien
Le Q.BO TOUCH fonctionne sans fil. Il envoie un signal radio chiffré en rolling code au récepteur de la motorisation lorsque l’utilisateur compose le bon code. Aucun câblage n’est nécessaire entre le clavier et le récepteur. Seul le récepteur (BFT Clonix 2E ou récepteur intégré à la centrale BFT) doit être raccordé à la motorisation.
Le clavier rétroéclaire les touches à l’effleurement. La LED du clavier indique le résultat de la saisie : vert si le code est correct (le portail s’ouvre), rouge si le code est incorrect. Un signal sonore accompagne la validation. La notice BFT recommande de ne pas utiliser de codes avec tous les chiffres identiques (2222, 3333, etc.).
Les 10 canaux permettent de commander jusqu’à 10 automatismes distincts avec des codes différents. Un même clavier peut ouvrir un portail, une porte de garage, une barrière et plusieurs accès piétons. Les 100 codes disponibles permettent d’attribuer un code personnel à chaque utilisateur dans un immeuble ou une copropriété.
Sécurité et usage extérieur
Le rolling code change le signal chiffré à chaque utilisation. Copier le signal radio ne permet pas de reproduire l’ouverture suivante. C’est le même principe que celui des télécommandes BFT Mitto. Le Q.BO TOUCH est compatible avec les récepteurs BFT de la gamme Clonix (433 MHz rolling code).
L’indice de protection IP55 protège le clavier contre la poussière et les jets d’eau. Le Q.BO TOUCH peut être installé en extérieur, exposé à la pluie. La fixation se fait par vis à clé Allen antivandale. L’entraxe de fixation est identique au BFT T-Box : si vous remplacez un ancien clavier BFT, les trous de perçage existants conviennent.